F. Denis – V. Analyse des notes manuscrites


Dans son programme de mise en valeur du fonds Denis, la Bibliothèque Sainte-Geneviève a entrepris, à partir de 2016, de numériser :
– la correspondance de Denis détenue par la B S G  ;
– le manuscrit de son journal brésilien intitulé Mes sottises quotidiennes ;
– les exemplaires de ses propres livres qui sont, le plus souvent, augmentés de nombreuses pages de notes ;
– les livres d’auteurs, principalement portugais ou brésiliens, offerts à Denis ou acquis par lui et, pour beaucoup, également annotés sans que ces notes soient toujours en rapport avec le livre qui les supporte ;
– des notes manuscrites que Denis regroupait sous le titre de Notes prises au courant de la plume et qu’il faisait relier ;
– des notes éparses rassemblées dans deux dossiers “fourre-tout” dont Denis dit qu’il était seul à pouvoir s’y retrouver (« Il n’est donné qu’à moi de me reconnaître dans ce farrago bon à jeter au feu pour tout autre. » Ms 3505, f. 420).

Cet ensemble ne couvre qu’une partie réduite des archives de Denis ; n’y figurent notamment pas les manuscrits de son ouvrage sur l’Éloquence et la poésie des peuples sauvages qui, entrepris dès son retour du Brésil, souvent annoncé dans la presse, ne fut jamais terminé. La correspondance émise par Denis lors de son séjour au Brésil et le journal qu’il y a tenu ont été analysés en détail par le professeur Bourdon ; les archives manuscrites léguées par Denis à la Bibliothèque Sainte-Geneiève ont été étudiées et répertoriées par Cicero Dias dans son Catalogue.

En revanche, les notes ajoutées par Denis en marge de ses propres ouvrages et de ceux qui faisaient partie de sa bibliothèque personnelle n’avaient été que brièvement mentionnées. On en trouvera ci-après une analyse encore sommaire mais qui montre la diversité des centres d’intérêt de Denis, l’attention qu’il prête à ses commentaires, revus et corrigés au fil du temps ; son souci d’une bibliographie aussi complète que possible sur ses sujets de prédilection, les Noëls par exemple. On y trouvera aussi de précieuses indications biographiques, des bribes de journal intime qui nous confirment que le texte édité par le professeur Moreau, couvrant la période 1829-1848, n’était qu’une partie du Journal que, graphomane, Denis a probablement tenu tout au long de sa vie et qui, comme nous avons pu le faire pour le Journal du Jequitinhonha, sera peut-être un jour retrouvé.


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