F. Denis – II Une Chronologie


La longue vie de Ferdinand Denis (1798-1880) s’articule en trois temps principaux et largement inégaux :
– le temps du voyage qui est le plus bref et le plus important : c’est un temps de solitude et de pauvreté ; d’amitiés pas toutes fugaces et de jeunes filles volages ; un monde neuf et une société se créant ; la splendeur de la grande forêt et la violence du moustique ; l’aventure matérielle qui échoue et spirituelle qui fait l’homme Denis.
– le temps des cénacles, des gazettes, des salons dans Paris la grande ville ; un temps d’incertitudes, de fêtes, d’amitiés blessées et d’amours cachés ; les premiers romans à maigre succès, les premiers essais applaudis au Brésil comme dans le Globe ; Denis se fait un nom, distingué par l’Académie, par la Légion d’honneur et par un emploi de bibliothécaire au ministère de l’instruction publique.
– le temps de Sainte-Geneviève : c’est le temps le plus long qui va de conservateur à administrateur ; un temps de travaux, de recherches, de publications que commentent le Journal des Savants et la Revue de l’école des Chartes ; des multiples correspondances, des visites et des amitiés nouvelles ; un temps de guerre aussi et de mort…

Cette chronologie, forcément incomplète, se fonde sur les œuvres publiées ou inédites de Denis, sur les différents fragments de son Journal, sur sa correspondance, hélas fort partielle ; sur les échos des gazettes ; les recensions critiques de ses ouvrages ; les souvenirs de ses contemporains ; les portraits, parfois empoisonnés, qu’ils en firent… tout ce que nous avons pu recueillir et qui forme cette mosaïque de plumes et de plombs, chronique d’une vie traversant le siècle.


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