Le Consulat et la communauté française au temps de Vauthier


Dans le premier volume d’Un ingénieur français au Pernambouc, Gilberto Freyre a longuement et magistralement présenté cette foule d’« hommes qui, sans se mettre en évidence et sans paraître dans les journaux (si ce n’est dans ces sections indiscrètes et payantes intitulées “Au compte d’autrui”, ou dans les annonces de décès ou de mariages), contribuèrent hautement à altérer la vie, le milieu, le paysage régional, local, parfois même national, par des innovations et des activités apparemment sans importance. » Notre propos ne saurait prétendre à compléter ou à renchérir sur ces travaux ; nous voudrions seulement essayer de montrer, principalement au travers de l’étude des documents et correspondances consulaires, comment est organisée, comment vit, comment se comporte vis-à-vis du milieu pernamboucain cette communauté où se mêlent représentants des grandes maisons de négoce de Paris ou du Havre, commerçants plus ou moins honnêtes, modistes et dames de bonne famille, aventuriers en quête de meilleure fortune et artisans apportant leur art et leurs techniques, médecins et vendeurs de remèdes miracles…


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